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Opération Nimrod (part 2)

Lire: Opération Nimrod (part 1)

Le plan du SAS implique un assaut simultané sur les 6 étages pour éliminer la menace terroriste le plus rapidement possible.

2 sections d'assaut seraient déployées :

  • l'équipe rouge prendrait le contrôle des 3 étages supérieurs,
  • l'équipe bleue les autres étages et le sous-sol.

Après une explosion de diversion sur le toit ils attaqueraient conjointement de face et par l'arrière. Les renseignements révèlent que les fenêtres du rez-de-chaussée et du 1er étage sont blindées. Par conséquent 4 hommes de l'équipe bleue graviraient la façade jusqu'au balcon et se fraieraient un passage à l'aide d'explosifs.

Dans le même temps, profitant de la diversion sur le toit, d'autres membres de l'équipe bleue jailliraient de leur position d'attente derrière le bâtiment pour nettoyer le rez-de-chaussée et le sous-sol.

Depuis l'arrière du toit de l'ambassade, un groupe de 4 hommes de l'équipe rouge, descendrait en rappel sur le balcon du 2ème étage, d'où ils pénètreraient dans la pièce où l'on pense que les otages sont retenus.

Tandis qu'on prépare l'opération, le chef des preneurs d'otages, réclame une diffusion sur les ondes de ses revendications, car il ne relâchera aucun otage jusque-là.

Le service international de la BBC diffuse le message, mais rien ne se passe. Les discussions entre les terroristes et la police deviennent de plus en plus tendues. Le commissaire de police chargé de l'affaire intervient à la télévision :

« Les preneurs d'otages à l'ambassade iranienne doivent savoir qu'il n'est pas en notre pouvoir de répondre à leurs exigences, quelles que soient la façon dont ils considèrent leur cause. Je les supplie de rester calmes. »

Des chefs religieux et plusieurs ambassadeurs arabes essaient d'intervenir sans succès.
Le siège de l'ambassade d'Iran entre désormais dans son 6e jour, et les preneurs d'otages changent brusquement et violemment d'humeur. C'est ce changement qui déclenchera l'intervention du SAS.

À 18 h 50, les terroristes arabes choisissent l'attaché de presse de l'ambassade et le tuent et jettent son corps devant la porte d'entrée. C'est le sinistre signal qu'attendait le SAS. Le temps est maintenant compté pour les terroristes.

En effet, il était prévu que le SAS n'entre pas en action tant qu'il n'y aurait pas de mort. Un ordre émanant directement de Downing Street commandait de ne pas négocier avec les preneurs d'otages. Margaret Thatcher n'hésite pas, une note écrite de sa main transfère l'autorité de la police au SAS sous le contrôle du lieutenant-colonel Michael Rose.

Pour faire diversion, les négociateurs de la police proposent aux terroristes de leur fournir un bus pour Heathrow et un avion pour le Moyen-Orient. Pendant ce temps le SAS se prépare à agir.