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de bureau

En pensant au HK MP7A1, de nombreuses images nous viennent à l’esprit. Un DEVGRU, vêtu d’AOR1, sous les projecteurs. Un agent anti-terroriste allemand en jean et sweat-shirt avec gilet et casque tactiques. Les possibilités sont nombreuses mais elles ont deux choses en commun : elles sont toujours entre les mains des meilleurs opérateurs et, le HK MP7A1 en lui-même, bien sûr.

Alors maintenant que la première réplique AEG à l’échelle 1:1 du vrai modèle est arrivée, nous nous demandons : sera-t-elle à la hauteur de ses promesses ? Deux détails avant de commencer : elle est fabriquée par VFC sous les licences Umarex. Vous vous attendiez à une meilleure introduction pour commencer à lire ? 

Réalisme

Le niveau de réalisme de ce modèle est très élevé. Pas seulement grâce aux licences Umarex qui permettent d’avoir le marquage d'origine, mais aussi parce que cette réplique AEG fabriquée par VFC est la première à être à l'échelle 1:1.

Usabilité

Le réalisme va aussi loin que le gameplay. Comme dans le modèle gaz, le boltcatch se bloque lorsqu’il n’y a plus de billes et il faudra le relâcher lors de l’insertion d’un nouveau chargeur pour continuer à tirer. Et si on ne le fait pas, nous ne pourrons pas obtenir quelque chose de plus réaliste que le tir "vide" comme avec la plupart des AEG. Cela fonctionne avec un capteur dans la pièce faisant remonter les billes : la dernière bille crée un contact qui annule le tir.

Ambidextre

Suivant la philosophie de H&K, le design est ambidextre. Depuis commandes (sélecteur de tir, arrêtoir du chargeur, boltcatch), jusqu’aux anneaux d’attaches (deux sur le corps et le troisième sur la crosse), et aux rails (un de chaque côté du garde-main). On pourrait ici plutôt parler du système de montage de rails, car ces derniers sont vendus séparément.

Fabrication

Comme le vrai modèle, celui-ci est fabriqué en polymère renforcé (à l'exception de pièces telles que le sélecteur, la queue de détente, l’arrêtoir de chargeur, qui sont en métal). Il est ainsi plus compact, et son design est léger. Un élément intéressant pour le travail d'escorte ou d'assaut CQB, et en airsoft, pour l’utiliser en secondaire avec un fusil de précision ou bien être plus léger pour les MilSim de 48 h.

Tirer

Il est doté de viseurs pliants amovibles. Lorsqu’ils sont dépliés, ce sont des viseurs classiques, mais lorsqu’on les plie, ils donnent un profil de viseurs ouverts un peu comme les Patridge bien que notre expérience nous permette de gagner en réactivité avec un T1 ou un Eotech. Un autre détail qui nous a plu : le hop-up, réglable par une mollette numérotée parallèle au canon. Ainsi, nous pourrons retirer le hop pour passer au chrony et le remettre comme avant sans avoir à le régler à nouveau.

Crosse

La crosse dispose de trois positions pour s’adapter à la taille du tireur, avec un angle suffisamment petit pour ne pas gêner la plupart des plate-carriers. Nous y trouvons deux trous pour stocker les verrous lors du démontage.

Pas si cool

Le modèle de chargeur est unique, compatible avec aucun autre. La demande va par conséquent exploser, et le prix n’est déjà pas donné en raison des nouveautés qu’il inclut. L'espace pour la batterie est très petit, nous avons testé une batterie de deux sticks de 7,4V et c’était juste. Il est vrai que l’aéromodélisme permet de trouver des batteries de tailles, formes et voltages multiples, mais nous devrons tenir compte du facteur espace.

Internes

La gearbox1 montée est totalement neuve, il n’y a aucune version comparable. Son design varie au niveau de sa composition. On retrouve, par exemple, les quatre gears2 en acier sur rodamientos3 de 8 mm et le moteur4 rapide qui les met en mouvement, au-dessus de l’ensemble pneumatique.

La gearbox est de très haute qualité. Elle est dotée d’un vrai système de changement rapide de ressort5, il ne faudra démonter que la partie arrière pour y accéder. Le guide ressort6 est en métal sur roulement permettant d’améliorer la torsion du ressort7, de type M110 mais plus court que dans un AEG classique.

Le piston8 est en polymère, son design est aussi plus petit, il n’a que 8 dents : toutes sont en métal sauf la première. La tête de piston9 est en polymère et inclut un joint de serrage en métal et non des roulements, un élément que l’on peut voir sur d’autres modèles de VFC. Le cylindre10 est fermé, fabriqué en aluminium, et fait en sorte que le piston ferme très bien l’air à l’intérieur. La tête de cylindre11 est en polymère tout comme le nozzle12, et son design est similaire à celui des M14 car la sortie de l’air n’est pas centrée.

Le canon de 190 mm de long et de 6,00 mm de diamètre permet d’atteindre une portée de 70 mètres (la vidéo le montre), en cloche et après plusieurs tentatives. Bien que de manière efficace, on peut toucher des cibles à 50 mètres sans problèmes. Avec une vélocité de 340-345 FPS (à peine deux FPS de différence entre les tirs) et avec une cadence de tir en automatique de 1400 RPM.

Conclusion

L’OTAN en 1989 recherchait une arme avec des munitions pouvant transpercer des armures blindées, plus grand qu’un pistolet mais plus petit qu’un fusil d’assaut, et deux options se sont présentés : le P90 et le MP7. Le DEVGRU, l’une des unités de forces spéciales les plus reconnues mondialement, utilise le MP7. Et maintenant, Umarex présente cette réplique réaliste, en version AEG, aux performances spectaculaires. Question : on le laisse en noir ou on le peint ?