Facebook login

ESPOIR DANS LES BALKANS

Sièges, tireurs d'élite, nettoyage ethnique, camps de concentration, réfugiés. La Bosnie-Herzégovine du début des années 90 était une plaie ouverte au cœur de la vieille Europe. Des reportages du monde entier ont fait connaître la cruauté de la guerre en ex-Yougoslavie dans les foyers. Lorsque les chiffres approchèrent les 10 000 morts (dont 1 500 enfants) et les 50 000 blessés par balles et éclats d'obus, la Force de protection des Nations unies décida d'agir. L'Espagne avait une nouvelle mission : LA PAIX.

Contexte

L'image des « casques bleus » en Bosnie-Herzégovine est une icône de l'histoire militaire de notre pays. Il s'agit de la première mission humanitaire espagnole en Europe. Son objectif principal était de sécuriser la vallée de la Neretva. Un point chaud où Serbes, Croates et musulmans resserraient l'étau qui était sur le point d'éclater. Et en plein centre, sa capitale : Mostar.

Un piège urbain pour toute force de maintien de la paix, où la menace des snipers des deux côtés était constante. Les troupes espagnoles ont traversé ces avenues jonchées de décombres à l'arrière de leurs BMR-600 et de leurs véhicules de reconnaissance de cavalerie pour assurer la sécurité de la population civile. Des montures fidèles qui ont été peintes en blanc pour cette mission de paix.

En dehors de la ville, la tension n'était pas moindre. Les Casques bleus espagnols ont surveillé la cessation des hostilités entre les belligérants et escorté les convois risqués de médicaments et de fournitures. Des kilomètres et des kilomètres de pistes escarpées, à moitié goudronnées, sillonnaient la vallée, provoquant embuscades et accidents.

C'est dans ce contexte que s'inscrit la récréation qui illustre ces pages. Il s'agit d'un sergent de l'armée espagnole, déployé dans la Agrupación Táctica Extremadura, entre octobre 1994 et avril 1995.

Lire la suite: http://www.020mag.com/magazine-numerique/mobile/54/page/10