Facebook login

Opération Nimrod (part 1)

Le 5 mai 1980 à 19h23, le régiment de SAS britannique devient l'unité de force spéciale la plus célèbre du monde.

En effet, lors de l'Opération Nimrod qui ne dure que 11 minutes le SAS arrête 6 terroristes arabes. C'est une mission à très haut risque, un test pour les nouvelles fonctions du régiment. Les otages sont libérés sains et saufs, sa réputation et son moral en sortent renforcés.

Le mercredi 30 avril 1980, à 11 h 25, toute cette préparation prend son sens. Six terroristes arabes s'emparent de l'ambassade iranienne à Londres, faisant 26 otages. Ce sont des dissidents opposés à l'ayatollah Khomeiny en Iran et ils réclament la libération de leur pays. Mais toute cette affaire a été montée par un agent de Saddam Hussein, l'ennemi juré des ayatollahs.

Les policiers arrivent rapidement sur les lieux et bouclent la zone. La section anti-terroriste de Scotland Yard, le C.13, s'installe dans l'immeuble voisin de l'ambassade et commence à rassembler des informations.

Au même instant, pendant que la police entreprend ses premiers préparatifs, six soldats de l'escadron B du SAS s'entrainent dans la maison de la mort à Credenhill. On les appelle à 11 h 48 et parvenus à Londres, l'escadron B établit son camp dans la caserne de Regent's Park.

Ils commencent à s'entraîner dans une reconstitution de l'ambassade. Les négociations débutent, offrant un temps précieux aux hommes du SAS. Ils ont absolument besoin d'en savoir plus sur ce qui se passe à l'intérieur.Le deuxième jour, une ouverture se présente, l'un des otages est souffrant et sa libération est négociée.

Le même jour, profitant de l'obscurité de la nuit, le groupe d'assaut de l'escadron B, vêtu en civil, se rend dans l'immeuble voisin à bord de voitures de location.

En premier lieu, ils repèrent un point d'entrée sur le toit de l'ambassade. Pendant ce temps, la police et d'autres unités passent des micros et des caméras miniatures à travers les murs contigus des 2 immeubles. Pour ne pas alerter les terroristes avec le bruit des perceuses, la compagnie du gaz entreprend des travaux dans une rue voisine et on détourne les vols de l'aéroport d'Heathrow au-dessus du quartier.

Le chef du SAS en ce moment est le général Peter de la Billière qui dirigera les forces britanniques pendant la 1ère guerre du golfe. Ancien SAS lui-même, il participe à l'élaboration de l'assaut.

À l'aide de plans de l'ambassade, le SAS en construit une reproduction et il localise les terroristes et l'endroit où sont retenus les otages.