Comment faire un scénario de jeu
Comme est fait un scénario de jeu et comment se répercute-t-il réellement sur le jeu, voici le sujet que l’on va traiter.

1º phase : Le plan
Avant d’écrire, il faut que 3 points soient clairs :
-connaître la zone de jeu (ça peut être optionnel mais sa connaissance préalable facilite la planification et le développement)
-le numéro approximatif de joueurs
-le matériel de jeu dont vous aurez besoin pour son développement (cartes, ruban des médics, drapeaux, matériel…)
Avant de penser à l’histoire, pensez, selon un plan, à ce que vous voulez que les joueurs fassent. On vous en propose un, mais évidemment vous pouvez tous en élaborer un autre à votre convenance et selon les besoins :
-Nº d’équipes
-mouvements que doivent faire chaque équipe
-utilisations des médics et placements des respawns
Exemple :
Deux équipes : chacun doit défendre un point (A) et obtenir un autre appelé (B) différent pour chacun, pour attaquer,par la suite, le A de l’adversaire. Il y aura un médic pour 6 joueurs et il existera un respawn derrière le point (A) de chaque équipe (située à une distance raisonnable pour la fluidité du jeu).
Le plan fini serait :
-2 points A (un par équipe)
-2 points B (un par équipe)
-2 respawns (un par équipe)
-L’obligation d’obtenir le point B avant d’attaquer le point A ennemi.
Besoins :
-4 drapeaux, deux rouges pour les points A, deux bleus pour les points B.
-un foulard bleu et un autre rouge pour marquer les deux respawns.
-matériel utilisé par les médics (si tant est qu’il en utilise) pour soigner les blessés.
Maintenant on peut y ajouter l’histoire.
2º phase : la contextualisation.
Vous ne trouvez rien ? Pensez à n’importe quel film, livre ou simplement à ce vous aimeriez, vous, en tant que joueurs, que l’on vous prépare. D’habitude, la formule du succès est aussi simple que cela.
Comment est-ce que je justifie qu’une équipe doive aller au point B avant d’attaquer le point A adverse ?
Et c’est là que le scénar prend réellement sens et crée l’essence du jeu. Solutions :
Une équipe de parachustistes « kurdiens » se dirigeait vers son pays, quand il a été abattu en Zadie par des rebelles zadiens. En sautant en parachutes, ils se sont lancés avec leur équipement et ont disséminés sur plusieurs kilomètres à la ronde. Le capitaine Kraddur considère que l’option la plus raisonnable est de rester près des restes de l’avion (dont la radio fonctionne encore) pour prévenir de l’attaque et d’y attendre les secours (pourquoi il faut défendre le point A). Mais, à cause du manque de munitions pour défendre l’avion (le point A), il prend la décision de chercher des caisses qui ont été jetées avant que l’avion ne s’écrase (justification de pourquoi aller au point B. Répercussion : les parachutistes ne pourront tirer qu’en semi-automatique jusqu’à la prise du point B).
Maintenant, on fait de même avec l’équipe adverse : les rebelles zadiens. Leur base sera le point A (défense du campement avec l’équipement, les communications, l’armement, etc.) mais à cause des derniers combats avec le gouvernement kurdien, leur nombre est réduit et, avant de poursuivre le combat, ils ont besoin de plus de renforts, lesquels se trouvent de l’autre côté des montagnes et n’ont pas de communication (justification d’aller au point B). Pour symboliser leur manque de troupes, ils n’auront pas de médic jusqu’à la prise du point et leur manière de ressusciter ne se fera que par respawn.
Dans un scénario, le plus important est que tout se déroule comme prévu, c’est pourquoi les objectifs doivent avoir une répercussion réelle dans le jeu, c’est-à-dire que les objectifs -ou les prises des points B- sont justifiés dans le jeu parla possibilité de tirer en auto et d’utiliser les médics ; celles des points A pour annihiler l’ennemi ou plutôt gagner la partie.
Un bon scénario guide le joueur dans une suite de points déterminés et pour une raison concrète qui est toujours justifiée et expliquée.

3º : quelques trucs.
Il est très important d’impliquer le joueur à l’histoire, on vous donne quelques trucs pour rendre vos scénarii plus accrochants:
- ils doivent être courts et concis
- ils doivent rappeler les noms et les missions
- ils doivent suivre une structure facile à comprendre
- la narration est l’explication de la partie dans laquelle on relie histoire et objectifs.
- Les cartes doivent expliquer graphiquement tout le nécessaire
- Soyez imagés ; une image vaut mieux que mille mots. Il vaut mieux accompagner ce que l’on dit d’une image. Cela ajoute du caractère au scénar et aide à visualiser le contexte.
- Faire ressortir les éléments importants graphiquement pour pouvoir les percevoir d’un coup d’œil. Utiliser du gras ou du souligné !
- Expliquer le fonctionnement des médics, blessés et respawns.
- Expliquer les autres règles
- Prévoir ce qui peut mal tourner. Vous devez avoir en tête comment la partie se déroulera et les failles et couacs possibles.
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Et le meilleur des conseils : 50% des joueurs ne lisent jamais OU ne se rappellent pas les scénarios, d’où la nécessité de commencer en expliquant la partie.
- ce que fait chaque équipe
- comment elles doivent le faire
- comment fonctionne le système de médic et de respawns (super important)
Un dernier point, déléguer à un responsable par équipe pour vous assurer qu’un joueur puisse résoudre un doute en cours de partie. L’implication des joueurs au niveau de l’organisation donne de très bons résultats parce qu’elle permet d’accroître le nombre de personnes chargées du bon déroulement de la partie. Un bon moyen de le faire est de nommé des « généraux » pour chaque équipe.
On espère que vous vous motiverez et réaliserez des parties à chaque fois un peu plus complètes, si ce n’est pas déjà le cas. Des scénarios différents en fonction des lieux, des normes, des missions, et souvenez-vous que la seule limite de l’airsoft est celle de l’imagination des joueurs…













