

Cela fait plus de 10 ans que Mark Hughes travaille chez Stirling Airsoft. Dans cet article, il va présenter les quelques kits qu’il utilise et expliquer pourquoi il les utilise. Et qui sait, cela pourrait vous donner quelques idées. Il configure son équipement différemment en fonction du terrain sur lequel il joue et le rôle qu’il va devoir interpréter : faire un LRRP1 ou conduire un APC2 par exemple. Pour simplifier les choses, nous allons vous parler du kit qu’il utilise en FIBUA3 lorsqu’il fait partie d’une équipe d’assaut..
1· Un LRRP (prononcé “larp”) ou Long-Range Reconnaissance Patrol est une patrouille de reconnaissance à longue portée.
2· Un APC (Armoured Personnel Carrier) est un véhicule blindé de transport de troupes.
3· FIBUA (Fighting In Built-Up Areas) est un terme qui se réfère au combat urbain.
Il n’y a pas de règles strictes à suivre, mais toutes les équipes se posent cette série de questions au moment d’organiser leurs configurations :
• Est-ce utile pour un membre individuel de l’équipe ?
• Est-ce utile pour l’équipe dans son ensemble ?
• Ceci va-t-il aider dans la mission à réaliser et ne va-t-il pas gêner dans le déroulement de la mission ?
• Est-il fixé, fait-il du bruit et est-il accessible au moment où on en a en besoin ?
Si la réponse à toutes ces questions est oui, et qu’en plus vous avez l’air cool avec, c’est que vous devriez l’emporter !
En fin de compte, tous les joueurs utilisent du matériel déjà utilisé et testé et savent que les pièces de gear neuves ne seront finalement pas aussi utiles ou qu’elles peuvent gêner lors de leurs déplacements. Tout le monde aime changer d’équipements et en tester de nouveaux, mais s’ils ne sont pas fonctionnels, il faut oser jeter ! Ne vous attachez pas à votre équipement, il y a toujours des nouvelles ou de meilleures choses qui n’attendent qu’à être testées.
Quels sont les pièges dans lesquels on peut tomber au moment de choisir son équipement ?
· Aujourd’hui, tout le monde achète sur internet et cela ne permet pas toujours d’évaluer la qualité du produit, ni de vérifier ses dimensions et sa fonctionnalité. Demandez à votre entourage, et si vous voyez quelqu’un avec un produit qui vous plait ou qui vous parait utile, demandez-lui de vous le prêter pour le tester.
· Ne pas réfléchir à la manière dont on va utiliser son équipement ! Il est totalement différent de configurer un équipement lorsqu’on est dans sa chambre en pantoufles (non, ne partagez pas de photo ! Pas besoin…) que sur le terrain. Assurez-vous que les choses essentielles se trouvent dans un lieu adapté et que tout ce dont vous avez besoin est accessible, dans cet ordre : chargeurs pour la réplique, grenades, radio et chargeurs pour le back up. Le reste est secondaire, car vous aurez normalement plus de temps pour y accéder en cas de besoin.

· Tout prendre avec soi, même son micro-onde ! Ce n’est pas parce que vous avez tout ce gear que vous devez l’emmener partout tout le temps. Il faut penser que quand la partie commence, tout ce que vous portez, aussi petit soit-il, est un poids supplémentaire. Si vous n’allez pas l’utiliser, laissez-le chez vous !
· Si l’élément en question est bruyant, trouvez la manière d’atténuer le son ou de vous en défaire.
· Assurez-vous que tout ce que vous portez soit bien fixé et que rien ne bouge. Ce serait dommage de vous faire trahir par votre équipement dans une approche silencieuse parce que votre holster pend autour de votre cheville et tape sur des rambardes en métal.
En ayant ces points en tête, on peut commencer à configurer son équipement.
![]() |
Vêtements :
Une fois de plus, le type de vêtement que vous utilisez dépendra de l’environnement dans lequel vous vous trouvez. En FIBUA, on utilise généralement des tenues de coupe Crye car les genouillères offrent une bonne protection et sont très confortables. En général, on ne perd pas de temps à réfléchir à ce que l’on va porter comme vêtement, on charge les choses essentielles qui ne pèsent pas trop et qui peuvent être d’une grande aide dans des situations concrètes (y compris des situations d’urgences) comme les éléments de survie. Les chances d’en avoir besoin dans un scénario FIBUA sont minimes mais il est toujours bon d’avoir :

· Une boussole, fixée par un élastique à l’intérieur d’une poche. Ne soyez pas radins et achetez une SILVA ou une Suunto avec des aiguilles qui brillent dans le noir, et apprenez à l’utiliser !
· Une carte, dans un étui étanche, elle aussi fixée par un élastique dans une poche.
· Un couteau-suisse, il peut être utile de l’accrocher par un élastique, mais si vous le prêtez à un coéquipier, mieux vaut ne pas l’accrocher.
· Une couverture isotherme ou un k-way compact (on ne sait jamais quand on en aura besoin)..
· Un sifflet.
· Une lampe torche.
· Des médicaments, TOUJOURS dans la poche supérieure gauche de votre combat jacket.
· Un stylo et un carnet étanche.

La ceinture :
Cela dépendra de la manière dont vous configurez votre équipement mais, en général, c’est là où vous devrez ranger votre pistolet. Vous pouvez utiliser un holster de ceinture ou de jambe (tout dépend de vous), mais la première option est tout de même plus pratique pour accéder au contenu des poches. Les holsters de jambe sont parfaits pour des exercices rapides et dynamiques mais n’allez pas en porter dans un scénario de forêt ou dans une partie où vous allez devoir entrer constamment en combat !

Il est convenable de porter un chargeur supplémentaire de pistolet et un kit de premiers secours à la ceinture, ainsi que des chargeurs extra pour votre réplique principale. En général, je range mon repas dans une poche ainsi que des petits objets comme du scotch, des lumières chimiques ou des piles.
First line :
On porte généralement des plate carriers pour ce type de scénarios, vous pouvez mettre des vrais plaques ou bien des plaques d’entrainement pour ajouter une pointe de réalisme, c’est ce qu’on fait la plupart du temps. Mais souvenez-vous toujours du poids : si cela vous ralentit, ce n’est pas la meilleure option (ou bien il faut faire plus de sport ! Dans ce cas, vous devriez parler aux mecs de 22SmokinAces*, ils pourront vous aider). Il y a quelques bons plate carriers sur le marché, ceux qu’on utilise sont de TYR Tactical, Crye Precision et C2R, mais on utilise aussi des LBT ou Paraclete entre autres. Chacun a sa préférence, l’important c’est qu’il faut être à l’aise. Dans nos gilets, vous trouverez :
![]() |
*22SmokinAces est une entreprise britannique de fitness et de vêtements gérée par des vétérans britanniques. Elle propose des plans d’entraînement physique personnalisé, des entraînements de fitness et d’orientation.
Chargeurs :
En fonction des situations, cela peut varier de 4 à 10 chargeurs. Il peut être parfois difficile de déterminer le nombre nécessaire mais il faut trouver un équilibre entre le poids et la fonctionnalité, comme toujours ! Il faut rechercher une configuration qui permet de choisir combien en prendre tout en faisant en sorte de ne pas laisser de poches vides (les pouchs élastiques ou le pouch kangourou avec velcros sont une bonne solution).
![]() |
(Une fois, j’ai pensé qu’il pouvait m’être utile de porter un chargeur supplémentaire dans une poche sous mon bras… Une vraie galère, j’avais l’air d’un idiot en essayant de le retirer. Ne le faites pas.)
Grenades :
Autant que nécessaire. On porte en général deux et quatre grenades chacun. Il peut être recommandé de porter un Banger Hanger (porte-grenades) comme celui de Mael Eòin Tactical, sous le torse, sous les chargeurs. Certains joueurs portent une grenade dans le dos pour leurs coéquipiers dans le cas où ils doivent se placer en homme de pointe. Si ça fonctionne, parfait, mais gardez en tête que vous n’y aurez pas accès.

Radio :
On porte généralement la radio de manière à la voir, à la contrôler et à pouvoir changer de fréquence et baisser le volume à n’importe quel moment. Si vous la portez dans le dos, ce sera plus compliqué. Certains joueurs portent même deux radios, mais même dans ce cas-là, les deux sont situées sur la partie avant. Choisissez la meilleure configuration pour les communications, porter un headset (des Peltors ou des Sordins) à l’intérieur des immeubles, il protège des bruits parasites mais est totalement inutile dans des zones boisées à cause du son ambiant. Faites en sorte de placer votre PTT dans un endroit où il ne peut pas s’activer seul quand vous vous déplacez (un autre conseil : si vous n’êtes pas sûr d’avoir la bonne fréquence, dites trois fois votre prénom dans le micro et si le reste de l’équipe vous entend, ils vous signaleront rapidement comme le fléau du groupe).




On aime tous les Baofengs, pas vrai ? Elles ne sont pas chères et fonctionnent bien. En revanche, je me rappelle la première fois où j’ai utilisé la mienne, c’était lors d’une OP nocturne à Catterick et je la portais dans la mauvaise poche. La maudite alarme antivol dont je ne sais toujours pas me servir s’est mise à sonner… Après une opération chirurgicale avec mon leatherman, cette radio a perdu son bouton pour toujours.
- Une bonne réserve d’eau dans une poche d’hydratation.
-D’autres éléments spécifiques de la mission. Cela dépend de votre fonction dans l’équipe. On a des breachers qui ont besoin de leurs outils de breach, des médecins… et en fonction de la mission : SSE4, recon et si on peut utiliser de la fumée, on portera des poches SSE, des caméras ou des masques à gaz.
4. SSE (Sensitive Site Exploitation) est la compilation et extraction de documents personnels, information électronique, ou matériel, en neutralisant quelconque menace que cela peut supposer.
Comme vous avez pu le voir, il n’existe pas de liste stricte de règles à suivre, juste une série de recommandations sur la manière d’optimiser son équipement. On apprend tous de nos erreurs et ceci est le message que vous devez garder en tête : testez votre équipement, chez vous et sur le terrain, et s’il ne vous convient pas, donnez-le à d’autres membres de votre équipe. S’il ne vous convient pas, il peut convenir à quelqu’un d’autre.
Le nombre de fois où j’ai commis des erreurs avec mon équipement sont trop nombreuses pour toutes les énumérer ici. Il y a peu, j’ai changé la redistribution de mes dispositifs radios sans me rendre compte que la grande était juste au-dessus de mon pistolet, et qu’elle m’empêchait de dégainer rapidement dans les moments critiques. C’est ce que j’aurais dû faire avant, mais je ne l’ai pas fait et ça m’a coûté cher.
Conclusion :
En tant que membre de Stirling, j’espère réellement que cet article vous aura été d’une grande aide ou au moins qu’il vous aura fait réfléchir. C’est un des thèmes que nous tentons de traiter pendant les entraînements de nos événements, et même si ça paraît idiot et sans aucun sens, c’est essentiel de tout porter correctement. Cela vous facilitera la vie et rendra votre équipe plus efficace. On espère vous donner davantage de clés sur la préparation des événements dans de futurs articles.


