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Le MP7 est probablement l’une des « répliques fétiches » parmi les joueurs d’airsoft. Mais si l’on ajoute que ce modèle Umarex reproduit presque parfaitement l’original, et que la fabrication de cette version à gaz est assurée par VegaForceCompany, cela en fait un véritable rêve devenu réalité sous forme de réplique d’airsoft.

Réplique 1:1

Ce MP7 a été la première réplique à l’échelle 1:1 du modèle réel. Cela lui a permis de se placer devant les modèles fabriqués par d’autres marques comme Tokyo Marui ou KWA, dont les corps étaient plus petits. De plus, la crosse de VFC est celle qui se rapproche le plus de l’original. Pour les reconstituteurs, les collectionneurs ou simplement les fans du modèle réel, c’était un argument décisif, notamment grâce à la présence de marquages sous licence.

Design

De nombreuses unités policières et militaires optent pour ce pistolet-mitrailleur pour sa puissance et son design compact. La réplique d’airsoft suit ces deux lignes. Avec un poids de 1,3 kg et une longueur de 415 mm (ou 648 mm avec la crosse déployée), elle est parfaite pour évoluer dans des espaces étroits comme les couloirs ou les environnements CQB, ou pour l’utiliser comme alternative à un fusil de sniper. En termes de puissance, le système GBB offre une sensation de recul sec similaire à celle d’un pistolet CO2, mais grâce à la grip et à la crosse, il est beaucoup plus facile de maintenir la stabilité au tir. Chez VFC, ce recul est particulièrement marqué, car ils ont suivi la voie tracée par Marui avec un système offrant un recul supérieur à ce qui existait sur le marché à l’époque (cette réplique a été produite il y a plusieurs années).

Grip

C’est l’une des grandes différences entre ce premier modèle et la version ultérieure lancée sous le nom de H&K MP7 Navy, où cette grip a été remplacée par un rail Wilcox (avec rail RIS ou MIL-STD-1913), comme sur la version réelle développée à la demande de la communauté NSW. Cela permettait de monter son propre pistolete, comme le classique Tango Down court ou tout autre modèle selon les préférences.

En jeu

En tant que réplique à gaz blowback, son fonctionnement est similaire à celui de l’arme réelle. Il faut insérer un chargeur avec des billes, tirer le levier d’armement pour reculer le verrou, laissant le marteau en position de tir, puis lors de son retour, la première bille sera chambrée. Lorsque le chargeur est vide, le verrou reste bloqué en arrière et il faudra changer de chargeur puis actionner la retenue pour continuer à tirer. Le recul produit par le green gas est notable pour une réplique aussi compacte, mais le groupement obtenu à 30 mètres est impressionnant pour un canon interne aussi court (182 mm). Attention : la température ambiante joue un rôle déterminant dans l’utilisation d’une réplique à gaz.

Capacité

Elle a une capacité de 46 billes (l’original en contient 40, ce qui est très proche), et l’un des rares points qui ne nous a pas convaincus sur cette réplique se trouve ici : les dernières billes du chargeur restent exposées et peuvent accumuler de la saleté de l’environnement, ce qui affecte les performances. 

Anecdote intéressante : lorsque cette réplique est sortie il y a quelques années, nous l’avons testée avec Vega (de VegaForceCompany, évidemment). Il expliquait lui-même que les répliques à gaz fonctionnaient mieux avec des billes plus lourdes, du moins sur son MP7. Le choix du grammage des billes est une partie essentielle de l’optimisation d’une réplique GBB, car il influence la trajectoire et le groupement. Ainsi, pour un utilisateur de GBB, plusieurs éléments sont clés : la température ambiante, le gaz utilisé, le grammage des billes et l’entretien après utilisation pour garantir une longue durée de vie de la réplique.

Performances

Malgré l’utilisation d’un chargeur à gaz, nous avons été surpris de pouvoir tirer l’intégralité du chargeur (testé en semi comme en automatique) sans que le refroidissement du gaz, ou « cool down », n’affecte notablement les performances. C’est un point crucial, car les répliques à gaz sont sensibles non seulement à la température ambiante, mais aussi au tir rapide, qui refroidit le chargeur et réduit l’efficacité du gaz. Ici, ce n’est pas le cas, comme l’ont montré nos tests. Cela dit, recharger le gaz à domicile, à une température plus élevée que celle du terrain, permettra d’améliorer les performances de la GBB.

Conclusions

On ne va pas le nier : penser à un MP7, c’est penser à DEVGRU, et quoi qu’on en dise, c’est toujours impressionnant. En plus, cette version GBB offre un recul très satisfaisant, avec une puissance moyenne de 315 FPS (21 ºC, green gas et billes de 0,20 g), ce qui la rend parfaite pour le CQB ou comme réplique secondaire pour les snipers. Et avec les licences Umarex pour le design et les marquages H&K, vous êtes sûr d’obtenir l’une des expériences les plus proches d’un MP7 d’opérateur Tier 1.